L’Institut ethnographique a été créé en 1947 auprès de l’Académie bulgare des sciences, dont l’objectif est d’étudier, d’analyser et de décrire les traditions nationales, les mœurs et les coutumes bulgares, anciens et présents. Deux années plus tard, il fusionne avec le Musée nationale d’ethnographie – une des institutions culturelles les plus anciennes en Bulgarie. Cette année donc l’Institut et le musée auprès de l’Académie bulgare des sciences célèbrent leur 60e anniversaire.
« Des échantillons ethnographiques du passé, des artefacts et des objets du mode de vie de tous les jours des Bulgares ont été collectionnés dès l’époque du Réveil nationale, nous dit Ana Louléva, directeur de l’institut. On sait que Rakovski et Karavelov, deux figures emblématiques du mouvement de libération nationale des Bulgares contre l’empire ottomane au 19 e siècle, étaient des partisans ardents de la culture bulgare. Ils étaient déjà conscients à l’époque de son caractère profondément ethnique qui la rattachait aux idées de l’identification nationale et du rôle qu’elle aurait à jouer plus tard dans l’émancipation du jeune Etat bulgare. »
Pour ce qui est des richesses des collections du Musée ethnographique, la directrice de l’Institut Anna Louléva en donne l’aperçu :

Nous avons une très riche collection, de tissus, de tapis et de nombreux objets qui témoignent du mode de vie des Bulgares à différentes époques de l’histoire, ainsi qu’une collection remarquable de vêtements. On a recensé 24 mille modèles dans cette collection de costumes et beaucoup d’autres échantillons précieux, bijoux, broderies, tricots, ustensiles de cuivre, de céramique, de bois, etc. Il y avait dans le passé des expéditions qui faisaient le tour du pays pour acheter des objets intéressants. Nous possédons aussi de nombreux échantillons, hérités des Bulgares qui habitaient en dehors des frontières actuelles de la Bulgarie, notamment de Macédoine et de la Thrace d’Edirne. Grâce au travail de ces expéditions qui se rendaient un peu partout à la recherche d’objets ethniques traditionnels, nos collections son en effet très riches et variées et on peut y contempler de vieux échantillons d’une rare beauté. Nous avons l’espoir de pouvoir les montrer bientôt dans toute leur splendeur, car cela fait longtemps qu’on ne les a pas exposés au grand public. Pour cela nous comptons sur le ministère de la Culture qui nous a promis de nous aider à restaurer les surfaces de l’exposition. »
A la question de savoir que font aujourd’hui les ethnologues bulgares exactement, Mme Anna Louléva répond : 
«Les fonds du musée témoignent de la culture des Bulgares et de toutes les autres communautés ethniques et religieuses. Nous travaillons sur de nombreux projets qui devraient intéresser la diaspora bulgare à travers le monde. Nous avons des ethnologues qui travaillent en Ukraine et en Moldavie, où habitent d’importantes communautés bulgares, en Espagne, et dans d’autres pays de la Méditerranée et d’Amérique. »
Version française : Kréména Sirakova
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