En plus des pluies torrentielles, ces jours les Bulgares ont dû avaler bien d’autres mauvaises nouvelles. En effet, les prévisions concernant leur mode de vie sont sombres et ils s’apprêtent une nouvelle fois à serrer les ceintures.
Comme nous l’avons appris dans quelques journaux bulgares, à quelques jours des législatives anticipéesle gouvernement intérimaire de Gueorgui Bliznachki serait déjà prêt avec la révision à la baisse du Budget 2014. Le fait que le gouvernement se préoccupe de ce problème signifie qu’il a de mauvais pressentiments au sujet de l’économie bulgare et qu’il doit d’ores et déjà boucher les trous et non pas attendre la mise en place d’un gouvernement élu. Selon les articles dans la presse, le budget rectificatif envisagerait un déficit de 4.5% au lieu des 1.8% prévus. Les experts expliquent que cela signifie 1.7 milliard d’euros de moins dans les caisses de l’Etat. En plus de cela, Bruxelles ne manquera certainement pas de montrer son irritation à propos de la défaillance de la Bulgarie à respecter les critères de Maastricht et le plafond adopté de 3% de déficit public.
Dans cette optique, le comportement du gouvernement intérimaire est quelque peu inexplicable dans ses démarches visant à distribuer autant que possible d’argent comme si tout marchait comme sur de roulettes. La dernière portion de subventions gouvernementales s’élève à plus de 50 millions d’euros et elles sont destinées à certains ministères. Si l’on ajoute à cela les paiements à l’avance pour des projets européens retardés, tout comme les plus de 500 mille euros extraordinaires pour la présidence de l’Etat, on pourrait déduire que le temps de sa courte durée le gouvernement intérimaire de Bliznachki a d’ores et déjà distribué quelques 430 millions d’euros.
A tout cela vient s’ajouter la prochaine augmentation des tarifs de l’électricité d’environ 10%. La patronne de l’autorité de régulation a eu le courage d’être franche en avouant que cette augmentation est aussi minimale que possible et qu’à la venue de la nouvelle année 2015 il est fort possible de procéder à de nouvelles augmentations. Or, tout le monde sait que toute augmentation des tarifs de l’énergie provoque inévitablement des hausses des prix de toutes les autres marchandises, y compris du pain.
La Bulgarie, par-dessus le marché, s’est vue menacée par une nouvelle crise gazière. Le pays ne compte à ce niveau que sur les livraisons russes qui transitent par l’Ukraine. Si Moscou ferme le robinet dans le cas d’une dégradation de ses relations avec Kiev, Sofia ne pourra compter que sur des misérables réserves suffisantes pour un seul mois et sur des importations de Grèce à des prix considérablement plus élevés.
De nombreux pays de l’UE ont en fait depuis un certain temps déjà sur monté la crise mondiale financière et économique d’il y a quelques ans. Malheureusement la Bulgarie ne fait pas partie de ce groupe et il devient de plus en plus évident qu’en réalité pour elle il n’y a pas de sortie de la crise. Ce qui fait que serrer les ceintures devient une pratique quotidienne pour les Bulgares.
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