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Quatre règles d’or pour réussir à monter un business en Bulgarie

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Mégléna Kounéva en compagnie de Tony Thompson, représentant permanent de la Banque mondiale en Bulgarie
Photo: BGNES

La vice-premier ministre en charge des politiques européennes Méglena Kounéva a déclaré lors du 7e Forum de l’Europe centrale et orientale qui se déroule à Sofia, qu’en Bulgarie, nous avons un problème avec l’Etat de droit, ce qui a un impact négatif sur l’économie du pays. Dans une étude menée par la Fondation « Open society », 2/3 des interrogés déclarent que la loi n’est pas la même pour tous et que les lois sont injustes. L’Etat de droit peut progresser si le processus législatif tient compte plus des initiatives des citoyens. Cette participation des citoyens est quelque chose de nouveau pour notre pays, alors que cela existe déjà dans d’autres pays européens. 

« Nous nous approprions de plus en plus les moyens technologiques de la démocratie, commente Megléna Kounéva. En l’espace d’une génération, nous avons ajouté à la communication imprimée, l’internet et les réseaux sociaux. Cela va tout naturellement modifier le processus législatif. Nous avons du retard sur ce terrain et en ce moment nous essayons de récupérer en faisant des évaluations, des débats publics et en proposant d’introduire le référendum comme moyen de participer au processus législatif ».

Le manque de confiance des investisseurs en notre capacité de faire respecter les lois les freine pour investir en Bulgarie. C’est l’avis de Tony Tompson, le représentant de la Banque mondiale en Bulgarie, qui a aussi participé à ce Forum. Selon lui, pour qu’une entreprise étrangère réussisse à développer une activité économique en Bulgarie, elle doit observer quatre règles : 

« Mon premier conseil aux investisseurs étrangers est de se tenir le plus loin possible des secteurs dépendants des politiques du gouvernement. Cela signifie d’éviter d’investir dans les secteurs où l’Etat participe en tant que régulateur ou en tant que client, car notre expérience montre qu’on ne peut pas compter sur le gouvernement.

Mon deuxième conseil est d’éviter de signer des contrats avec qui que ce soit, car en cas de procès, vous serez la plus part du temps perdant.

Troisièmement, il vous faut faire face au manque de main d’œuvre qualifiée. Si vous voulez réussir, il faut avoir une stratégie pour attirer des spécialistes et de cadres compétents. Une possibilité, c’est la collaboration avec un établissement d’études supérieures.

Quatrièmement, évitez d’avoir trop de rapports avec les puissants du jour. Ils vont rendre votre vie un enfer et finiront par vous expulser du bisness ».

Tony Tompson pense aussi que pour améliorer les conditions d’investissements en Bulgarie, il faut aussi respecter plus les engagements contractuels, réformer l’éducation et l’administration publique. Un autre problème selon l’expert, c’est que 20% des Bulgares ayant terminé leurs études supérieures, quittent le pays, pour chercher un emploi mieux rémunéré et pour vivre dans un système social plus juste.

Version française : Miladina Monova




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