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Des problèmes politiques en suspens préfigurent un automne chaud

Photo: Archives
La saison politique en Bulgarie s’est achevée sur une série de problèmes non résolus, en commençant par une certaine tension entre le parti GERB et le Bloc réformateur au pouvoir, au point de laisser planer l’éventualité d’une reconsidération des fondements de la coalition. Ce qui a fait réagir le premier ministre Boyko Borissov qui a tenté d’apaiser les esprits en martelant que tout allait bien entre son parti et les « réformateurs », ce qui n’a pas empêché les observateurs politiques d’envisager des remaniements ministériels à l’automne. Toujours est-il que malgré les craintes et hypothèses, au final tout le monde s’est accordé à dire que les jours du gouvernement ne sont pas comptés et qu’aucun facteur extérieur ou intérieur n’est en mesure de perturber la stabilité de la gouvernance.

Dans le contexte de la situation dans les Balkans, les partenaires de la Bulgarie de l’UE ou de l’OTAN ont tout intérêt à soutenir sa stabilité. De toute façon, même en cas de rupture avec le Bloc réformateur, GERB pourra toujours compter sur ABV et le MDL. En fait, s’il y a tensions ou frictions, c’est autour de la réforme de la Constitution et l’on peut dire que les débats houleux sur les réformes dans le système judiciaire, la santé et le régime des retraites ont donné lieu à un rapprochement des positions entre GERB et le MDL.

Les remous sur l’échiquier politique bulgare sont renforcés par le contexte particulier des élections municipales, prévues le 25 octobre prochain. GERB jouera tout seul et espère l’emporter haut la main dans les grandes villes. Quant au Bloc réformateur, constitué par plusieurs pays, il tente de resserrer les rangs en jouant la carte de la consolidation. Pour ce qui est du MDL il devrait conserver son traditionnel soutien électoral, voire même se trouver une poignée de supporters de plus au sein de la communauté Rom. Enfin le PS est plutôt serein et satisfait de l’élection de Maya Manolova au poste de Défenseur des droits. Bref, quelles que soient les soubresauts, rien de particulier ni d’extraordinaire ne devrait se produire en Bulgarie, en tous cas pas plus que ce à quoi sont déjà habitués et les électeurs bulgares, et nos partenaires étrangers.




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