On observe un certain regain d’activité dans chaque domaine de l’économie bulgare, les séquelles de la crise du Covid sont surmontées, le tourisme est complètement rétabli : telles sont les conclusions qu’on peut tirer de la dernière analyse de l’Institut d’économie de marché (IEM) « Profils régionaux. Indices de développement 2024 » qui mesure sur 75 indices la situation économique et sociale des 28 régions de la Bulgarie.
Les services sont le secteur dominant dans le pays (80% de l’activité économique à Sofia), suivis des technologies informatiques. L’espérance de vie moyenne est la plus élevée à Kardjali dans le sud du pays (75,4 ans) et la plus faible à Vidin dans le nord-ouest (un peu plus de 69 ans). La pension de retraite moyenne est la plus élevée à Sofia (521 euros) et la plus basse à Kardjali (329 euros), ce qui indique des inégalités importantes entre les régions bulgares.

La situation s’améliore, mais pas au même rythme dans les diverses régions, indique sur Radio Bulgarie Zornitsa Slavova, experte à l’IEM :

Nous constatons une croissance dans les villes qui se développent plus rapidement comme Stara Zagora, Plovdiv ou Varna, contrairement à Vidin, Silistra, Montana ou Dobritch où les revenus et le niveau de vie augmentent bien plus lentement. Le marché du travail y est pourtant très actif, mais l’effet économique est moindre à cause du vieillissement de la population. La part des gens en âge actif n’est pas élevée, les investissements sont rares. C’est dans la grande région de Sofia, la périphérie industrielle de la capitale, que les investissements ont le plus bondi et c’est là qu’on constate la plus grande croissance du PIB par habitant. Nos villes maritimes Varna et Bourgas se développent aussi, surtout grâce au tourisme.

Pendant l’année en cours chaque région de Bulgarie a vu sa population augmenter, surtout grâce au retour de Bulgares expatriés et l’arrivée de ressortissants étrangers, mais la croissance démographique de la population locale est partout négative. Ce sont Kardjali et Sofia où l’augmentation mécanique de la population est la plus importante.
Les naissances sont bien moins que les décès et cette dépopulation pose problème. Dans les économies moins développées c’est le capital humain qui est primordial pour les investissements. Il existe toutefois le problème du chômage structurel. Le niveau d’éducation joue aussi un rôle clé dans certaines régions pour les investissements et l’activité économique.

Un des grands atouts de la Bulgarie sont les faibles taux de l’impôt sur les sociétés et de l’impôt sur le revenu. Mais le leitmotiv de la main-d’œuvre bon marché laisse à présent les investisseurs de marbre et la question est donc que faire du capital humain dont nous disposons.
En Bulgarie on ne se concentre pas sur la formation et la réorientation. En outre les dernières données d’Eurostat montrent que les études à longueur de vie sont les plus rares dans notre pays de toute l’UE : à peine 1,4% ont passé des cours de formation à un âge avancé contre 30% dans les pays scandinaves. Sans formation et réorientation et compte tenu du chômage structurel nous aurons du mal à attirer des investissements.

Photos: IEM, BGNES, pixabay
Version française : Christo Popov
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